Smart et la charte de Biderman

Smart et la charte de Biderman

La charte de Biderman de la torture psychologique, également appelée principes de Biderman, est un tableau élaboré par le sociologue Albert Biderman en 1957 pour illustrer les méthodes de torture chinoises et coréennes sur les prisonniers de guerre américains pendant la guerre de Corée. Ce tableau répertorie huit principes généraux et chronologiques de torture qui peuvent briser psychologiquement un individu.

Malgré les origines de la charte à l’époque de la guerre froide, l’organisation non gouvernementale Amnesty International a déclaré que ce tableau contient les « outils universels de la torture et de la coercition ». Au début des années 2000, ce tableau a été utilisé par des interrogateurs américains au camp de détention de Guantanamo Bay à Cuba. Elle a également été utilisée pour analyser les abus psychologiques commis par les auteurs de violence domestique.

Source Wikipédia

Nous vous proposons aujourd’hui de l’appliquer à l’organisation Smartienne depuis 2 ans pour mesurer ses impacts sur la santé psychologique des salarié-es permanents.

 

L’objectif de ce visuel n’est pas de prétendre que les directions de Smart auraient sciemment fait subir tout ça aux salarié-es, nous n’avons jamais cherché à interpréter les intentions des gens.

En revanche, nous constatons.

Ce visuel est le résultat concret d’un travail de gestion réalisé en dehors de toutes conceptions d’organisation du travail incluant des paramètres d’humanité, de prévention santé, de sécurité des personnes etc. Nos directions successives ont cru qu’on pouvait gérer une entreprise comprenant plusieurs milliers de travailleurs avec des belles paroles, des bons sentiments, des bières et de l’affect, plutôt qu’en s’appuyant sur des méthodes d’organisation du travail, d’analyse des risques professionnels et psycho-sociaux qui se sont construites sur l’expérience cumulée du siècle dernier.

Des directions compétentes auraient dû voir tout ça. Des directions compétentes auraient dû faire évoluer un plan de prévention santé pour s’adapter à la situation, et prendre en compte les réalités humaines de leur entreprise comme indicateurs pour guider leur gestion, au lieu de se cantonner aux expressions comptables. Elles auraient ainsi vu que ses stratégies successives contribueraient davantage à détruire le patrimoine humain de leurs structures – et rendraient donc impossible toute poursuite d’activité – plutôt qu’à augmenter des marges et améliorer la situation économique générale. L’économie ce n’est pas que le comptable. Ce sont les hommes et les femmes qui la composent, qui produisent, qui contribuent par leur force de travail, qui impliquent leur santé. En ne se dotant d’aucun outil pour mesurer cette réalité sociale, les directions successives de Smart se sont privées de leur vision sur les capacités réelles des personnes à assumer leurs directives.

Beaucoup diront que la crise économique provoquée par la sanction administrative de Pôle Emploi est la cause de cette catastrophe. Rien n’est plus faux.

Les effectifs français avaient déjà subi un turnover de près de 90% sur les années 2017-2018. Le nombre de départs dans des états d’épuisement avancés et dans les pires conditions était déjà très important avant la crise Pôle Emploi. Simplement cette réalité sociale était camouflée par la course en avant que provoquait la croissance fulgurante de Smart. Pôle Emploi a changé cet état de croissance. Et la pyramide de Ponzi s’est effondrée comme un château de cartes.

 

par le Syndicat CGT Smart COOP

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