L’HUMANITE – Chez Smart, la casse se précise

L’HUMANITE – Chez Smart, la casse se précise

La coopérative vient d’être placée en redressement judiciaire. Les salariés craignent d’être licenciés avec des indemnités de misère.

En 2020, 3100 entrepreneurs étaient salariés par Smart. j.-m. delage/hans lucas/Afp

En 2020, 3100 entrepreneurs étaient salariés par Smart. j.-m. delage/hans lucas/Afp

Le cauchemar continue pour les salariés français de Smart, la plus grosse coopérative d’entrepreneurs salariés d’Europe (lire aussi notre édition du 25 février). Ce lundi, l’entreprise a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Lille et elle semble tout droit filer vers l’abîme. Créée en Belgique en 1998, Smart ambitionnait de créer un modèle original tourné vers les travailleurs indépendants (artistes, coursiers, journalistes, développeurs) : la coopérative leur proposait de les salarier et de leur offrir une large gamme de services (fonds de garantie salarial permettant un paiement des salaires à sept jours, quoi qu’il arrive ; couverture assurantielle ; accompagnement, etc.). En échange, les travailleurs devaient verser à l’entreprise 8,5 % de chaque facture émise. En quelques années, Smart a connu une croissance fulgurante, jusqu’à peser près de 170 millions d’euros de chiffre d’affaires en Europe en 2020. Cette année-là, la coopérative aurait salarié 3 100 entrepreneurs en France.

Deux ans plus tard, les choses ont bien changé. Un plan de suppression de postes est déjà dans les tuyaux qui fait craindre le pire aux salariés. « 91 % des emplois sont concernés,

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